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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 15:18

Comme nous vous l'annoncions lors du dernier Courrier du Levant, un nouveau spectacle inspiré par le verbe d'Hanokh Levin est actuellement en préparation "Viens, viens petite, viens te faire tripoter par tonton."

Après la Sixième pièce de la Troupe du Levant* - Corps 1 de notre Cycle Levin - cet opus pour 3 comédiens destiné aux lieux alternatifs et aux espaces singuliers est une exploration des possibilités expressives de l’intimité, une pièce qui en dit long sur la condition humaine, mais aussi sur l’obscénité de nos sociétés dans leur rapport à l’argent, l’amour, le sexe et le pouvoir.
Dans ce spectacle, le corps humain est montré comme champs d’agression, comme espace de vulnérabilité.
Les trois protagonistes se font face dans une piscine gonflable. Dans un monde sans possibilité de fuite, il ne reste que la tentative de s’imposer.
Aux autres. À soi-même.

 

Un spectacle mis en scène par

Benjamin Forel

 

Interprété par

Davy Fournier

Olivier Gabrys

Cécilia Schneider

 

Avec les musiques de

Quentin Thirionet

 

Les costumes de

Marie-Pierre Morel-Lab

 

Et la lumière de

Sacha Pinget

 

Affaires administratives

Laure Femminino

 

Affaires publiques

Manuèle Berry

 

 

*La Sixième pièce de la Troupe du Levant sera donnée lundi 24 novembre 2014 à 20h30 au Toboggan à Décines.

Photo de répétitions, mise en scène Benjamin Forel - Troupe du Levant © Julie Cherki

Photo de répétitions, mise en scène Benjamin Forel - Troupe du Levant © Julie Cherki

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Published by la Troupe du Levant
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Manifeste

On n'entreprend rien, certes, si ce n'est contre le gré de tous. Et, depuis quelques années,
nous avions dû nous accoutumer au murmure des voix décourageantes. Nous avons entendu
les avertissements ironiques des gens de métier auxquels la vie n'a rien laissé que leur stérile expérience,
les prévisions pessimistes des timides et des sceptiques, les conseils des satisfaits enclins à prôner
l'excellence des divertissements dont ils se repaissent, les remontrances des amis sincèrement émus de nous
voir hasarder toutes nos forces à la poursuite d'une chimère.
Mais les mots n'ont point de prise sur qui s'est délibérement sacrifié àune idée, et prétend la servir.
Par bonheur nous avons atteint l'âge d'homme sans désespérer de rien.
A des réalités détestées, nous opposons un désir, une aspiration, une volonté.
Nous avons pour nous cette chimère, nous portons en nous cette illusion qui nous donne le courage
et la joie d'entreprendre. Et si l'on veut que nous nommions plus clairement le sentiment qui nous anime
la passion qui nous pousse, nous contraint, nous oblige, à laquelle il faut que nous cédions enfin:
c'est l'indignation.
Puisque nous sommes jeunes encore, puisque nous avons conscience du but et des moyens pratiques
pour y atteindre, n'hésitons pas.
Que rien ne nous détourne plus. Laissons là les activités secondaires. Mettons nous d'un seul coup en face
de notre tâche. Il la faut attaquer à pied d'oeuvre. Elle est vaste et sera laborieuse.
Nous ne nous flattons guère de la mener à bout. D'autres que nous, peut être, achèveront  l'édifice.
Essayons au moins de former ce petit noyau d'où rayonnera la vie, autour duquel l'avenir fera ses grands apports.

Jacques Copeau/ Registre 1 appels

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